Tous les matins, même le pire des matins, quand on se dit “vraiment ça ne vaut pas la peine de se lever”, je sais qu’il y a quelque chose au-dessus de ma tête, justement trois têtes rondes joyeuses et souriantes avec leurs regards malicieux qui m’en disent beaucoup sur la vie, sur le monde, sur la raison de se lever. Pourtant si je veux être plus précis, ce sont trois cercles approximatifs, chacun enferme quelques traits : disons le nez, la bouche et les yeux.
(...)
Mais je ne peux pas réduire ce que je viens de dire, uniquement à ces trois tableaux accrochés au-dessus de ma tête, non pas du tout. Je redécouvre dans le travail d’Anne, la démonstration des multiples formes d’ingéniosité à transmettre ces bonheurs par les heureuses constellations des lignes et des courbes, les carrés et les gribouilles, les ronds et les taches, la couleur et la grisaille.
Merci Anne.

 

 

Gabor Ulvecski